Parler d’accès à Internet ou de réseau mobile dans les territoires ukrainiens occupés, c’est parler d’un système brisé, surveillé et incertain. Pour les habitants, rester connectés est souvent un luxe. Pour les fraudeurs, c’est une occasion en or d’exploiter la confusion et l’isolement.
Cet article explique l’état réel du réseau en 2025, comment les services sont gérés dans les zones occupées, et comment les escrocs profitent du chaos numérique pour soutirer de l’argent ou des données personnelles.
Dans les régions sous contrôle russe — Donetsk, Louhansk, Zaporijjia, Kherson et la Crimée — les infrastructures de télécommunications ont été saisies, remplacées ou fortement restreintes. Les fournisseurs ukrainiens ont été coupés, et des opérateurs russes comme Miranda Media / Mir Telecom assurent maintenant le service.
Mais cette couverture reste instable, lente et fortement surveillée, surtout près de la ligne de front.
(source : Wikipedia – Miranda Telecom)
L’accès à Internet dépend souvent d’installations locales ou d’un Wi-Fi encore fonctionnel. Dans la majorité des cas, le réseau mobile est ralenti, filtré ou bloqué sans préavis.
Même en Russie, certaines régions ont imposé des coupures totales d’Internet mobile “jusqu’à la fin de la guerre”. Ce qui arrive à l’intérieur du pays s’applique presque toujours aux territoires occupés.
(source : The Moscow Times, 2025)
Bref, le réseau existe, mais il n’est ni fiable, ni libre, ni sécuritaire.

Quand la connexion devient rare, la confiance devient une monnaie. Les fraudeurs utilisent ce contexte pour manipuler les civils et les humanitaires.
Tout service prétendant offrir une connexion complète et sécurisée dans les territoires occupés est probablement frauduleux.
En novembre 2025, la région d’Oulianovsk, en Russie, a instauré une coupure mobile permanente autour de sites stratégiques — officiellement “jusqu’à la fin du conflit”.
Si une telle mesure existe en Russie même, il est logique que les territoires ukrainiens occupés subissent des restrictions encore plus sévères.
Oui, il y a encore Internet et téléphonie mobile dans plusieurs territoires ukrainiens occupés par la Russie.
Mais exister ne veut pas dire fonctionner librement. Le service est instable, surveillé et souvent censuré.
Ce manque de fiabilité alimente les arnaques : fausses cartes SIM, faux abonnements satellites ou histoires inventées pour obtenir de l’argent.
La meilleure défense, c’est la vérification. Avant de croire un message ou d’envoyer de l’argent, demandez-vous :
Qui fournit le service ? Est-ce une source confirmée ?
Restez informé, restez prudent — et ne laissez personne exploiter votre empathie à cause d’un faux problème de réseau.
