Personne ne prévoit vivre sous occupation. Et quand vient le moment de partir, ce n’est pas seulement une question de distance ou d’argent — c’est surtout une question de confiance. Malheureusement, là où règnent la peur et la confusion, les arnaqueurs ne sont jamais loin.
Depuis le début de l’invasion à grande échelle, de nombreuses femmes originaires de régions occupées — Donetsk, Louhansk, Zaporijjia, Kherson et la Crimée — cherchent à rejoindre les zones sécurisées sous contrôle ukrainien. Certaines y parviennent. D’autres restent bloquées. Mais beaucoup tombent dans les pièges de « secouristes » autoproclamés qui promettent la liberté contre de l’argent.
Cet article explique le vrai coût du départ, le déroulement du trajet, et les principales arnaques qui circulent en ligne en 2025.

À la fin de 2025, les points officiels de passage entre les territoires occupés et l’Ukraine libre restent fermés. Pour se déplacer, les civils doivent emprunter un itinéraire compliqué : passer par la Russie, puis par la Lettonie, l’Estonie ou la Lituanie, avant de traverser la Pologne ou la Slovaquie pour enfin revenir en Ukraine.
C’est long, dangereux et coûteux — un terrain parfait pour les fraudeurs.
Les données humanitaires indiquent qu’une évacuation réelle coûte environ ₴25 000 à ₴30 000 (soit 650 $ à 850 $ USD), selon la région et la route empruntée.
(Source : EUNEIGHBOURS East – « The Way Out of an Occupied Home »)
C’est cher, certes, mais loin des montants délirants annoncés par les escrocs. Si quelqu’un affirme qu’il faut 2 000 $ ou plus simplement pour atteindre une frontière, c’est déjà un signal d’alarme.
| Étape du trajet | Coût moyen | Détails |
| Quitter la zone occupée | ₴5 000–₴10 000 (130–260 $) | Conducteur local ou minibus |
| Traverser la Russie vers l’UE | ₴8 000–₴12 000 (210–320 $) | Bus, hébergement, nourriture |
| Entrer en Ukraine depuis l’UE | ₴5 000–₴8 000 (130–210 $) | Bus/train via la Pologne |
| Autres dépenses | ₴5 000 (130 $) | Nourriture, documents, imprévus |
Total : environ ₴30 000 ou 800 $ USD.
Ces escrocs pullulent : groupes Telegram, pages Facebook, voire discussions sur des sites de rencontres.
Ils jouent sur la peur : « Je peux t’évacuer demain, envoie juste un acompte. »
Les victimes paient, puis ne reçoivent plus de nouvelles — ou obtiennent de faux documents.
À surveiller :
Certains prétendent pouvoir contourner les points de contrôle moyennant un gros paiement.
Impossible : les frontières ukrainiennes et européennes ne vendent pas de passe-droits.
Si quelqu’un parle de « contacts à la frontière » ou de « convoi VIP », c’est probablement vous la cible, pas le client.
Autre piège : la vente de faux papiers ukrainiens ou de “permis de passage”.
Ces faux, souvent imprimés dans une cuisine, peuvent conduire tout droit en prison.
Pour vos documents, ne passez que par :
4. Femmes utilisant de fausses histoires d’évacuation
C’est triste, mais courant.
Certaines personnes se font passer pour des femmes bloquées à Marioupol ou à Louhansk, racontant des histoires émouvantes : « J’ai besoin de 300 $ pour payer le chauffeur. » Elles envoient des photos, demandent de l’aide, puis disparaissent.
La réalité :
Conseils pour éviter le piège :
Avant de croire quelqu’un en ligne :
Si la personne refuse de prouver son histoire — c’est déjà une réponse.
Un trajet légitime suit généralement cet itinéraire :
Zone occupée → Russie → Lettonie/Estonie → Pologne/Slovaquie → Ukraine.

Cela prend environ cinq à sept jours, parfois plus. Les voyageurs utilisent des bus vérifiés et passent plusieurs contrôles de sécurité.
Les vraies organisations humanitaires ne demandent jamais de paiement préalable par message privé.
Règles simples pour rester en sécurité
Signalez toute fraude suspecte à :
Lorsque vous êtes en territoire contrôlé par l’Ukraine :
Quitter un territoire occupé n’est jamais facile, mais croire à de fausses promesses rend les choses pires encore.
Le véritable trajet coûte environ ₴30 000 (800 $) et dure environ une semaine. Quiconque demande plus ment probablement.
Et souvenez-vous : tous les appels à l’aide en ligne ne sont pas authentiques. Certains sont soigneusement rédigés pour manipuler la compassion.
Restez attentif, vérifiez chaque détail et agissez avec prudence.
L’information — pas l’émotion — est votre meilleure protection contre les arnaques.
